Détails

L’affaire Saïd Bourarach, du nom de la victime, est d’abord une affaire criminelle dans laquelle un vigile est mort noyé dans le canal de l’Ourcq à la suite d’une agression, le mardi 30 mars 20101. Le fait que la victime soit d’origine marocaine et que les jeunes agresseurs soient de confession juive2 et parfois soupçonnés de liens avec la Ligue de défense juive3 a rapidement incité plusieurs associations communautaires indignées, mais aussi quelques grands médias, à donner plus d’importance à l’affaire dont le traitement, de fait, n’est pas resté au stade du fait divers. L’affaire n’a à ce jour connu aucune conclusion judiciaire.

Le mardi 30 mars 2010, vers 19 h 10, Dan L., un jeune homme « blond avec une queue de cheval et un tatouage » se présente à l’entrée du magasin Batkor de Bobigny pour acheter un pinceau et de la peinture. Mais le magasin est fermé depuis dix minutes et l’agent de sécurité et maître-chien Saïd Bourarach, 35 ans, lui demande de revenir une prochaine fois. Une altercation a lieu avec des insultes et des échanges de coups. Saïd sort sa bombe de gaz lacrymogène sans l’utiliser. Deux témoins entendent le client dire : « On va te tuer »4. Un employé du magasin apporte cet autre témoignage : « Le client, un blond d’environ 25 ans, retourne à sa voiture où l’attendait sa copine, et en ressort alors aussitôt, torse nu, et muni d’un cric. Il a crié à Saïd : « On va revenir tout casser ». »5

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