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Le Parti du progrès avait promis, une fois au pouvoir, de faire payer les banques largement aidées lors de la crise. Et aujourd’hui, des ménages surendettés vont voir une partie de leur ardoise effacée.
Jusqu’à 24.000 euros d’effacement de crédit. L’annonce du gouvernement islandais a satisfait plus d’un habitant. 50.000 ménages sont surendettés, en raison notamment de prêts immobiliers indexés sur l’inflation. Avec la dévaluation de la couronne islandaise en 2008, les mensualités ont été en augmentation constante.

Sur quatre ans la mesure devrait couter 150 milliards de couronnes (900 millions d’euros). Selon le gouvernement, la dette des ménages équivaut à 108% du PIB. Autant dire que cela relancera l’économie du pays.

Une mesure qui ferait rêver plus d’un Français, mais qui n’est pas prête de se réaliser ici. En effet, la situation de l’endettement des consommateurs repose d’avantage sur les prêts à court terme qu’immobiliers.

D’autre part, l’effacement d’une partie de la dette se comprend pour un pays peu peuplé et peu attractif comme l’Islande. Selon Thorolfur Matthiasson, professeur d’économie islandais, saisir un bien n’aurait pas grand sens. «La banque devra garder l’appartement, il restera vide, elle ne touchera rien et elle paiera des taxes.»

 

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