TRAVAILLEZ POUR LA PROPAGANDE DEVENEZ INTERMITTENT DU SPECTACLE !

Bon plan social pour tous les cuistots qui galèrent :

Cuisinier sous le statut intermittent du spectacle : c’est pole emploi qui vous verse 8 mois d’indemnité pour 510 heure bossée dans l’année…
Sans ce statut, pour le même travail, un cuisinier saisonnier perçoit 3 mois d’indemnités pour 610 heures travaillée.

Soit :

Ex-intermittent, j’ai profité des abus et des indemnités de Pôle Emploi. Je les dénonce ici…

fff

Source : http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f23947_actu1-Le-cuisinier-de-lang-etait-intermittent-du-spectacle.html

J’ai été intermittent du spectacle pendant une dizaine d’années, tour à tour nanti et galérien. Pendant ces années, j’ai croisé des gens sans emploi comme des personnes qui gagnaient énormément d’argent sur le dos de tout le monde. Mon expérience me permet d’affirmer aujourd’hui que le statut, tel qu’il existe aujourd’hui, doit évoluer.

Un bras de fer caricatural

En cette période de crise, on demande des efforts à tout le monde et la situation actuelle est aberrante. Mais tout est bloqué car le bras de fer est caricatural : d’un côté, le Medef veut supprimer le statut ; de l’autre, les intermittents campent sur leurs positions et refusent de voir leur statut modifié.

Bien entendu, je ne rejoins pas le Medef. Supprimer le statut d’intermittent tuerait la culture. J’ai été créateur de festival, j’ai fait appel à de nombreux intermittents et je sais que ces festivals ont un influence positive sur l’économie locale des communes où ils sont organisés. Il faut que le statut perdure, mais que les abus cessent.

Je suis d’accord avec certaines propositions

Il y a des propositions qui me paraissent justes, d’autres moins. La CGT demande un calcul sur 12 mois des 507 heures requises pour obtenir son statut, au lieu de 10 mois actuellement pour les techniciens et 10,5 mois pour les artistes. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose.

C’est un cadeau empoisonné et un nivellement par le bas. De nombreuses personnes deviendraient alors intermittentes, mais accèderaient à des droits dérisoires. De plus cela aurait un coût difficilement supportable. Le but n’est il pas de repenser le statut pour le préserver ?

En revanche, limiter à 4600 euros le plafond du cumul des salaires et allocations chômage, c’est une priorité.

C’est tout l’objet de mon combat : que les boîtes de production cessent les abus, qui conduisent Pôle Emploi à verser des sommes injustifiées aux faux intermittents.

Des allocations déplacées

Prenons un exemple. Imaginons un intermittent qui travaille sur un festival pendant l’été. Disons qu’il gagne 4000 euros pour 18 jours travaillés. Actuellement, cette personne peut toucher un supplément du Pôle emploi qui sera égal aux nombre de jours considérés comme non travaillés dans le mois.

Ça m’est arrivé plusieurs fois, notamment quand je travaillais pour « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. Certains mois, je gagnais entre 2500 et 3500 euros, un salaire tout à fait honorable, mais Pôle Emploi me reversait encore 500 ou 600 euros car je n’avais pas fait assez d’heures.

Devant ce genre de situations, très fréquentes, le constat, c’est qu’il faut imposer une limite au-delà de laquelle Pôle Emploi ne reverse rien aux intermittents. Quelqu’un qui a travaillé quelques jours dans le mois mérite de voir son salaire complété, mais un technicien qui a travaillé 18 jours, peut-être pas.

Même si 4600 euros, ça peut paraître déjà élevé aux yeux de beaucoup de monde, c’est déjà une limite. Car, au risque de me répéter, il n’existe actuellement, aucune limite.

Des CDI cachés

Je connais nombre de boîtes de production qui emploient des intermittents sur des postes à temps plein, parfois pendant des années. L’avantage est vite compréhensible : les intermittents gagnent plus d’argent et les productions peuvent s’en débarrasser du jour au lendemain. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé.

Mais qui a l’éthique suffisante pour refuser un poste de directeur de casting payé 3500 euros par mois, sous prétexte qu’il est sous le statut d’intermittent ? Pas moi en tout cas. Après 18 contrats, j’ai été mis à la porte, avec une partie de l’équipe qui travaillait avec moi, tous intermittents à temps plein. Évidemment, si nous avions été en CDI, c’eut été plus compliqué…

Le problème, c’est qu’actuellement, l’attitude des boîtes de production est légale. C’est la loi qui doit changer, car avec le statut actuel, on peut enchaîner les contrats courts en toute légalité, pendant des années, contrairement au régime général.

Évidemment, cette situation profite à tous les acteurs du secteur, alors pourquoi mettre un coup de pied dans la fourmilière ? Eh bien, parce que ce sont nous qui payons ces abus. Nous, citoyens, contribuables.

SOURCE