Détails

Index de Les Réseaux cachés des pervers sexuels d’Éric Raynaud (Le Rocher) lien ici

Quelques interrogations au sujet des affaires de l’Yonne…

Un des seuls réseaux avec de belles connexions parmi les VIP qui a falli être révélé est celui de l’Yonne, auquel on doit diverses disparitions, dont certaines sont encore ignorées de tous. On a pris soin dans cette affaire, comme dans beaucoup d’autres, de protéger ceux qui avaient le pouvoir, ceux qui devaient rester planqués.

On m’a parlé en détail il y a quelques années de cela, d’un réseau pédocriminel avec quelques types aussi puissants que pervers, à Sens, dans l’Yonne, à quelques kilomètres d’Auxerre. Ce réseau, composé de messieurs très bien autour d’un gourou qui court toujours, allait chercher des enfants jusque dans les orphalinats des pays de l’Est. On était alors au milieu des années 90. Mais, il y avait encore plus simple: il y avait un centre qui abritait pendant les vacances des enfants de familles pauvres, dans un village à côté.

Là, on choisissait une ou deux victimes, qu’on traumatisait à tel point que les cris s’entendaient à plusieurs centaines de mètres. Personne n’a jamais bougé, parce que tout le monde savait que c’était vain.

Dans ce réseau, on a eu quelques morts, quelques épouses peu dociles collées en hôpital psychiatrique, et une omerta incroyable. Dans le village, tout le monde sait mais personne ne dit rien, les gendarmes avec.

FRANCE : UN GENDARME SUICIDÉ DE 2 BALLES DANS LA TÊTE… by Gaeldo

Parmi les membres de ce groupe, il y avait très probablement un ancien ministre fort connu à l’époque. Mais, il n’ a jamais été exposé, jusqu’à présent parce que tous ceux qui ont tenté de le faire ont eu de graves ennuis. Le gourou, un certains J-Y G., court toujours, et lui a échappé à l’asile psychiatrique bien qu’il aimait se balader entouré de jeunes filles peu farouches avec une plume autour du cou. D’ailleurs, tout le monde semblait le prendre très au sérieux. Et aujourd’hui, force estr de constater que sa boite de conseil a fortement étendu ses activités.

L’affaire Dunand (ARTICLE COMPLET ICI)

Claude Dunand, arrivé dans l’Yonne en 1979, a travaillé dans la même compagnie d’autocars qu’Emile Louis. Ils prenaient des verres dans le même bistrot, à l’occasion. Mais, ils ne se connaissaient pas, nous dit-on. Comme Emile Louis, on nous dit aussi que Dunand était un prédateur isolé. Sauf que les soutiens incroyables qu’il a reçus vu son passifs montrent qu’il n’en est rien.

« J’arrive pas à te vendre, t’es trop chère, tu finiras comme les autres, tu mangeras les pissenlits par la racine », disait Dunand à Huguette.
Une troisième victime de Dunand n’a pas pu aller au procès parce qu’elle a été renversée par un véhicule juste avant. Elle est morte empoisonnée en 1998.

Il est arrêté avec sa femme en 1983 et alors qu’il attend son procès, il est hébergé par la Fraternité Notre Dame. Il faut dire que Dunand a versé 90.000F à cette Fraternité. Peut-être pour se racheter des tortures infligées pendant plusieurs mois à ses victimes?.

C’est Georges Fritsch qui touche le chèque, et Fritsch est proche de Jean-Pierre Soisson. Il est aussi intervenu auprès du ministre de la Justice Pierre Arpaillange pour obtenir à la fois la libération de Dunand, et un peu d’argent (200.000F tout de même), et cela en se recommandant de la part de Soisson. D’ailleurs, Soisson, maire d’Auxerre de 1971 à 1998, est également intervenu auprès d’Arpaillange en faveur de Dunand. Ca a marché, puisque soudain on a vu un vice de forme dans la procédure et Dunand a obtenu sa libération provisoire en janvier 1990 (moins de deux mois après les interventions de ses amis), dans l’attente du procès à la fin de l’année suivante. Et Fritsch a eu le pognon.

Est-ce que ce sont les réseaux franc-maçons? Soisson était « Membre de la loge phare Demain, président de l’un des plus influents cercles maçonniques, le Carrefour de l’amitié », nous dit L’Express. Avant d’être exclu du Grand Orient en 1998. Pas pour s’être toruvé au milieu d’intrigues pédophiles, mais pour avoir été élu à la présidence du conseil général de bourgogne grâce aux voix du FN. Viré bien que, précise le magazine, « Soisson était un symbole de ces maçons influents et toujours protégés ».

Soisson était un symbole de ces maçons influents et toujours protégés
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/le-vrai-pouvoir-des-francs-macons_628486.html#TToK1QMAFIhqDDMZ.99Soisson était létait un symbole de ces maçons influents et toujours protégés
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/le-vrai-pouvoir-des-francs-macons_628486.html#TToK1QMAFIhqDDMZ.99était un symbole de ces maçons influents et toujours protégés
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/le-vrai-pouvoir-des-francs-macons_628486.html#TToK1QMAFIhqDDMZ.99
Deux jours après sa libération, on propose à Dunand une fausse identité et des billets d’avion pour le Sénégal, où il avait passé quatre ans en tant que cadre commercial. Il est resté en France, pensant probablement être acquitté. Il n’a d’ailleurs dénoncé personne et il n’a cessé de mentir, pour passer pour un dingue isolé. Fin 1991, il est condamné à la prison à perpète, mais sans peine de sûreté.

En 2001, il est libéré après quinze ans de prison (préventive comprise), ce qui est extrêmement rapide. Sa femme, Monique, est morte entre temps en tombant dans les escaliers un an après sa libération, en 1996. Elle ne pourra plus le contredire quand il l’accuse de l’avoir dévoyé et entraîné dans le sado maso.

Georges Fritsch, ancien curé qui a fui la région parisienne suite à des affaires de moeurs, a créé la fraternité Notre-Dame en 1986 peu avant la libération de Dunand (et dans ce but?), et était l’ami de Goerges Decuyper directeur de l’Apajh, qui a couvert les disparitions et les gérants de ses centres, les époux Charrier. En 1989, Fritsch décide de devenir visiteur de prison. Il a ensuite hébergé Dunand en « réinsertion » avec la Fraternité.

Il se trouve aussi que si Dunand a pu se retrouver en insolvabilité au moment de rembourser ses victimes, c’est grâce à son mandataire financier, à savoir Georges Fritsch.

Depuis, la Fraternité Notre-Dame aurait été dissoute, et est devenue la société SAFIR en 1996, puis T.O.P deux ans plus tard. Fritsch, lui, a disparu sans laisser d’adresse, laissant derrière lui quelques cartons d’invitation à des « soirées Q »…

Jean-Yves Liénard, l’avocat de Dunand, avait déclaré au Monde : « Nous avions tous eu l’impression qu’il y avait une partie cachée, des corps qu’on n’a pas retrouvés. Il est absolument impossible, quand on voit l’état de ces deux jeunes filles, à la limite de la mort, qu’il n’y en ait pas eu d’autres. Dunand a déménagé quinze fois, l’affaire a fait du bruit, mais personne ne s’est manifesté. C’est un mystère absolu .»

Les clients

Parmi la cinquantaine de clients, il y avait « des gens importants » a expliqué Dunand à la presse locale, « surtout des parisiens et quelques lyonnais »: chefs d’entreprise, médecins, hommes politiques (dont un ancien ministre reconnu par les victimes), des magistrats. Bref, la clique habituelle.

Georges Ethievant serait le client qui a fait rentrer Dunand et sa femme dans le sado maso. Il est mort juste avant le procès, en 1990. Paul Lefort , autre client cité publiquement, a reconnu les faits mais il est mort en 1994. Le troisième client connu, Joseph Quiock, ingénieur au centre de formation de la Marine Nationale, a pu donner des alibis, paraît-il. Un autre client, cité par Eric Raynaud, serait Christian Grima, directeur d’un supermarché d’Auxerre, « condamné à six mois de prison fermes pour viols et tortures ». Il aurait tué sa femme avant de se suicider lorsque de Dunand a été libéré, en 2001. Raynaud cite encore un haut fonctionnaire du ministère des Finances, deux patrons nationaux de concessions automobiles, un certain Michel, directeur de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre… Certains ont été interrogés par les flics mais ont dit ne pas le connaître, et apparemment ça s’est arrêté là.

Difficile d’en savoir plus sur ces clients, puisque les carnets dans lesquels leurs noms étaient répertoriés ont disparu durant l’enquête, et promptement semble-t-il.

90556937_p

Et c’était quoi cette « Organisation » dont parlait Dunand à ses victimes? Et cette croix gammée qu’il a tatouée sur Huguette, gamine de la DDASS qui croyait avoir trouvé son premier emploi, avec un tournevis chauffé à blanc?

L’autre victime connue de Dunand, Mickaella, a fréquenté l’Institut Grattery, dirigé par Pierre Charrier [1], fondateur de l’Apajh, mari de Nicole Charrier et ami d’Emile Louis, qu’il a toujours défendu. Quatre des sept victimes officielles de Louis sont passées par cet institut… Quand à Huguette, elle a croisé dans un foyer l’une des victimes d’Emile Louis. En outre, Louis et Dunand avaient des amis communs et ont vécu dans le même village, à Migennes.

Il semble aussi que des enquêteurs de l’époque avaient déclaré que les clients de Dunand (qui bizarrement a toujours nié que des clients venaient de la région d’Auxerre) étaient « les mêmes que ceux qui manipulent la justice ».

A 100 mètres de chez Dunand, il y avait un restaurant tenu par l’ancien proxénète de Monique Dunand, dans lequel plusieurs médecins se retrouvaient régulièrement.

Un médecin intéressant est le Dr Dumeige, obsédé sexuel qui, disait-on, organisait des partouzes pour les notables dans une annexe de son domicile de l’hôpital. Il est mort subitement en s’endormant dans le cockpit de son planeur, lors d’une virée où des mis l’avaient traîné, en 1985.

Son remplaçant, le Dr Chauveau, n’était pas mieux: une jeune fille handicapée qu’il a mise à l’hôpital « par humanité en attendant un placement » a soudain disparu, et il se disait qu’elle avait fini dans un réseau de prostitution. Une autre jeune patiente a disparu lors d’un week-end à l’extérieur. Chauveau a aussi étyé poursuivi pour un internement abusif, mais bizarrement les plaintes, déposées à Auxerre, n’ont jamais abouti.

Nicole Charrier, dont on a déjà parlé, était conseillère municipale sur la liste de Jean-Pierre Soisson de 1989 à 1995. Elle n’a pas hésité à témoigner en faveur d’Emile Louis, lui aussi enfant de la DDASS, lors de son premier procès en 1983 [2]. Elle décrivait complaisemment un homme charmant et proche des handicapés, incapable de faire du mal à une mouche.

Après que l’affaire ait fait scandale, elle s’est ensuite mise en concubinage avec Georges Decuyper, un responsable de l’Apajh qui avait toujours nié l’existnce du moindre problème dans les centres pour handicapés.

90571773_p

A la présidence de l’Apajh, après les faits, on a aussi vu passer l’ancien chef de cabinet de Jean-Pierre Soisson lorsqu’il était ministre du Travail, un certain Alain Drouhin. Qui a été récemment inquiété par la Justice pour une affaire de détournements de fonds avec la société de HLM locale qu’il dirigeait [3].

Drouhin a également été sous directeur du centgre hospitalier d’Auxerre, qui était dirigé par sa femme, et secrétaire général de la Mairie d’Auxerre quand Soisson était maire. Il va sans dire que lors de son passage à l’Apajh, il n’a rien vu d’alarmant lui non plus.

Louis est de nouveau arrêté en décembre 2000, après les péripéties judiciaires qu’on connait. Il était assez sur de lui au départ, et ne s’est pas vraiment inquiété. puis il a avoué, est revenu sur ses aveux, s’est embourbé dans ses mensonges…

 

(ARTICLE COMPLET ICI)