Détails

Lagardère, Vivendi, France Télécom, Financial Times, EDF, GDF, Lafarge, Danone, Nestlé, Sanofi-Aventis, Nokia, Siemens, UniCrédit, Telefonica, Deutsche Telekom, Allianz … Les capitaux libyens sont partout…

hthrthrthrthrth

 A lire aussi

  • Libye – uranium : l’altruisme bien intéressé de la France Lire
  • Libye : Cabinets spécialisés, barbouzes et financiers à la chasse aux trésors de Kadhafi Lire
  • Autres articles sur la Libye

Profitant pendant plus de 40 ans de la position stratégique de la Libye dans le secteur pétrolier, le colonel Kadhafi a organisé sa stratégie d’influence politico financière à travers plusieurs institutions dont la Banque centrale libyenne, qui gère 120 milliards de réserves de change et la Libyan Investment Authority (LIA), fonds souverain créé en 2006 et alimenté par les recettes pétrolières, avec des actifs estimés entre 50 et 70 milliards de dollars.

Voici le détail de la stratégie d’investissement de la Libyan Investment Authority en 2010 :

Portefeuille actions internationales : 6,8 milliards $

Le portefeuille actions est constitué des participations dans plus de 50 grandes firmes occidentales : Unicredit (premier actionnaire du groupe bancaire italien avec 7,5% du capital correspondant à la participation de la LIA et de la Banque centrale, montant de l’investissement 827 millions $), ENI (investissement de 586 millions $), Finmeccanica (2% du groupe de défense italien), Pearson Plc (participation de 3,25% pour 335 millions $ dans le groupe d’édition propriétaire du Financial Times), Rusal (participation de 1,43% pour 300 millions de dollars), Lagardère (1,19%), Lafarge (1,34%), EDF (0,94%), GDF (0,81%), France Télécom (1%), General Electric (investissement de 291 millions $), 10% de Wienerberger, numéro un mondial de la brique…

Le poids des participations italiennes est important en raison des relations historiques entre les deux pays et de la volonté du « Guide » de peser sur les décisions des dirigeants italiens.

Pour exe;ple – Ce lundi, les investisseurs internationaux tournaient leur attention vers l’évolution de la Libye, l’un des plus importants producteurs de pétrole avec une production journalière de 1,49 million de barils par jour en situation normale.

A Milan, les investisseurs retrouvaient un certain appétit pour les sociétés italiennes ayant une forte exposition sur la Libye.

Le groupe pétrolier Eni, premier producteur étranger de pétrole en Libye caracolait à plus de 8,01% à 13,48 euros.

Ansaldo STS, filiale de Finmeccanica spécialisée dans le secteur ferroviaire gagnait 8,02 %. Finmeccanica elle-même affichait une hausse de 3,58% à 4,80 euros.

Impregilo (BTP) et Saipem (Exploration pétrolière) terminaient la séance à +3,71%.

L’Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, est le premier partenaire commercial de Tripoli.

A Paris le titre Total (+2 ,25%) et GDF Suez (+3,49%) s’envolent sur un marché en haussier.

Ces deux sociétés profitent de la perspective d’un rétablissement des exportations de pétrole et de gaz libyens, ainsi que de possibles futurs contrats en raison de l’engagement de la France auprès des nouvelles autorités libyennes.

Participation en capital (en millions $)

source