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L’ancien président de la République a emprunté le fameux Falcon affrété par une société lyonnaise qui a été intercepté le 19 mars 2013 à Punta Cana, en République dominicaine, avec 682 kilos de cocaïne à son bord. Une juge d’instruction marseillaise s’intéresse à trois voyages de Nicolas Sarkozy en marge de l’enquête sur le trafic de drogue.

 

Le nom de Nicolas Sarkozy est cité dans une nouvelle affaire judiciaire. Christine Saunier-Ruellan, une juge d’instruction marseillaise, s’intéresse à trois voyages de l’ancien président effectués en jet privé entre décembre 2012 et février 2013. Ces voyages auraient été financés par Lov Group, une société appartenant à l’homme d’affaires et producteur de télévision Stéphane Courbit, un ami de l’ancien président. Ces vols auraient été financés à hauteur de 330 000 euros. Des faits qui pourraient être qualifiés d’abus de bien social et de recel d’abus de bien social.

Air Cocaïne

Le plus fâcheux pour l’ancien président est que la magistrate marseillaise s’intéresse à ces vols en marge d’une enquête pour trafic de stupéfiants après l’arrestation, le 19 mars 2013, d’un Falcon 50 à Punta Cana, en République dominicaine, avec près de 700 kilos de cocaïne à son bord. L’affaire a été baptisée « Air Cocaïne ». Le jet était affrété par la Société nouvelle Trans Hélicoptère Service (SNTHS), une société lyonnaise appartenant à Pierre-Marc Dreyfus, mis en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée.

C’est à la suite d’une perquisition dans les locaux de la société de M. Dreyfus que des factures ont été saisies au nom de Stéphane Courbit. Certaines d’entre elles portaient sur trois voyages effectués par Nicolas Sarkozy à Doha le 9 décembre 2012, à New York le 30 janvier 2013 et Abu Dhabi en février 2013.

Dépaysement à Paris

L’avocat de M. Courbit, Me Ingrain, a justifié ces vols au journal Le Monde, qui révèle cette information : “Ces vols avaient pour objet la création d’un fonds d’investissement auquel aurait participé l’ancien président de la République. Nous détenons tous les documents nécessaires pour le prouver.”

Les soupçons qui pèsent sur Nicolas Sarkozy n’ont pas vocation à rester dans le dossier de trafic de stupéfiants. Une procédure incidente pourrait être ouverte à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire.

 

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